janvier 16, 2026
image chemin courbe avec drapeau

Méthode WOOP : comment atteindre ses objectifs sans procrastiner

Vous le savez, se fixer un objectif n’a jamais été le plus compliqué. En revanche, s’y tenir une fois l’enthousiasme du départ passé, c’est une toute autre paire de manches. Très vite, l’objectif se heurte à la réalité du quotidien. Les semaines passent et ce projet qui semblait si motivant devient juste une liste de choses à faire rangée quelque part dans un coin de votre tête. Quelquefois, d’ailleurs, il est remplacé aussitôt par autre chose jugé meilleure ou plus urgent pour vous éviter de trop y penser.

C’est là que la plupart des méthodes de développement personnel échouent.

Elles vous demandent d’imaginer votre vie idéale, de ressentir cette réussite future, de vous voir au sommet. C’est agréable sur le moment, mais ça ne vous fait pas avancer d’un centimètre. Pire encore, des études montrent que cette visualisation positive excessive peut même diminuer votre énergie à passer à l’action. Tout simplement parce que votre cerveau croit que le travail est déjà fait.

Ainsi, après vingt ans de recherche et lassée de voir ses propres étudiants échouer malgré toute leur bonne volonté, la psychologue allemande Gabriele Oettingen a développé la méthode WOOP.

Son principe repose sur un équilibre entre l’optimisme qui vous pousse à vous projeter et le réalisme, pour ne pas abandonner en cours de route. Contrairement aux méthodes traditionnelles, WOOP ne vous demande pas d’ignorer les difficultés ou de les minimiser avec des mantras positifs. Au contraire, elle vous force à les regarder en face pour préparer votre réponse à l’avance.

Bien sûr, tout cela reste théorique tant que vous ne savez pas comment l’appliquer. C’est pourquoi nous allons décortiquer ensemble chaque composante de la méthode, comprendre ce qui la rend si efficace, et voir comment vous pouvez l’utiliser dès aujourd’hui sur vos propres objectifs.

I. Qu’est-ce que la méthode WOOP ?

Vous le savez, se fixer un objectif n’a jamais été le plus compliqué. En revanche, s’y tenir une fois l’enthousiasme du départ passé, c’est une toute autre paire de manches. Très vite, l’objectif se heurte à la réalité du quotidien. Les semaines passent et ce projet qui semblait si motivant devient juste une liste de choses à faire rangée quelque part dans un coin de votre tête. Quelquefois, d’ailleurs, il est remplacé aussitôt par autre chose jugée meilleure ou plus urgente pour vous éviter de trop y penser.

C’est là que la plupart des méthodes de développement personnel échouent.

Elles vous demandent d’imaginer votre vie idéale, de ressentir cette réussite future, de vous voir au sommet. C’est agréable sur le moment, mais ça ne vous fait pas avancer d’un centimètre. Pire encore, des études montrent que cette visualisation positive excessive peut même diminuer votre énergie à passer à l’action. Tout simplement parce que votre cerveau croit que le travail est déjà fait.

Ainsi, après vingt ans de recherche et lassée de voir ses propres étudiants échouer malgré toute leur bonne volonté, la psychologue allemande Gabriele Oettingen a développé la méthode WOOP.

Son principe repose sur un équilibre entre l’optimisme qui vous pousse à vous projeter et le réalisme, pour ne pas abandonner en cours de route. Contrairement aux méthodes traditionnelles, WOOP ne vous demande pas d’ignorer les difficultés ou de les minimiser avec des mantras positifs. Au contraire, elle vous force à les regarder en face pour préparer votre réponse à l’avance.

Bien sûr, tout cela reste théorique tant que vous ne savez pas comment l’appliquer. C’est pourquoi nous allons décortiquer ensemble chaque composante de la méthode, comprendre ce qui la rend si efficace, et voir comment vous pouvez l’utiliser dès aujourd’hui sur vos propres objectifs.

II. Les 4 étapes de WOOP expliquées

À présent, décortiquons chacune de ces étapes pour comprendre comment elles fonctionnent ensemble.

1. W pour Wish : définir un objectif clair et réaliste

cible avec fleches

Le point de départ de la méthode WOOP doit être avant tout un souhait qui vous tient vraiment à cœur. Pas un objectif vague du genre « être plus en forme » ou « réussir sa vie », mais quelque chose de concret et de réalisable à court ou moyen terme, idéalement.

Par exemple : décrocher un nouveau poste, courir 5 km sans s’arrêter, ou terminer un projet qui traîne depuis plusieurs mois.

L’important ici, c’est que ce souhait soit suffisamment important pour vous motiver, mais aussi réaliste compte tenu de vos ressources et de votre situation actuelle.

2. O pour Outcome : visualiser le résultat positif

Maintenant, le souhait identifié, visualisez le meilleur résultat possible si vous l’atteignez. Comment vous sentiriez-vous ? Qu’est-ce que ça changerait dans votre vie ?

Si vous décrochez ce nouveau client, peut-être que vous ressentiriez cette fierté d’avoir prouvé votre valeur, ou ce soulagement financier qui vous permettrait enfin de respirer. Idem, si vous terminez enfin toute votre paperasse, imaginez cette sensation de légèreté quand vous pourrez passer à autre chose, ou cette confiance retrouvée en votre capacité à mener les choses à terme.

Cette étape vous permet d’associer des émotions positives à votre objectif et de renforcer votre motivation initiale. C’est ce qui vous donnera l’énergie nécessaire pour affronter les obstacles qui viennent après.

3. O pour Obstacle : identifier l’obstacle principal

chemin de course avec haie

Au lieu de continuer à rêver, vous devez maintenant identifier l’obstacle interne principal qui pourrait vous empêcher d’atteindre votre objectif.

Notez bien qu’il doit s’agir d’un obstacle interne, pas externe. C’est-à-dire qu’il doit venir de vous.

Donc, ça ne peut pas être « je n’ai pas le temps » ou « mes proches ne me soutiennent pas », mais plutôt « j’ai tendance à procrastiner quand une tâche me stresse » ou « je perds ma motivation dès que je rencontre une difficulté ». Cet obstacle est personnel, c’est votre propre frein psychologique ou comportemental.

4. P pour Plan : créer un plan

La dernière étape consiste à créer un plan d’action sous forme de « si… alors ». Autrement dit, si cet obstacle se présente, alors voici ce que je ferai pour le surmonter.

Par exemple : « Si je sens l’envie de regarder mes notifications LinkedIn ou Slack, alors je mets mon téléphone en mode avion et je me concentre sur ma tâche prioritaire pendant 30 minutes. »

Cette formulation crée un automatisme mental, une sorte de réflexe conditionné qui vous aide à passer à l’action indépendamment de votre état d’esprit. Ainsi, votre cerveau a déjà anticipé quoi faire quand l’obstacle surgit.

III. Les erreurs à ne surtout pas faire

Vous avez les quatre étapes, vous savez comment ça marche. Parfait. Mais avant de vous lancer, laissez moi vous éviter quelques erreurs contre-productives que beaucoup font au début.

1. Garder son WOOP dans sa tête au lieu de l’écrire

homme reflechis main sur menton

Einstein disait lui-même qu’un problème bien posé est à moitié résolu. Alors retroussez-vous les manches et prenez un moment pour écrire votre WOOP entièrement à la main, de préférence. De cette manière, vous pourrez le relire le matin, l’afficher sur votre bureau ou le retrouver quand votre moral est au plus bas.

Garder tout ça dans votre tête, c’est donc la garantie de l’oublier au pire moment. Entre le moment où vous formulez mentalement votre plan et celui où l’obstacle débarque vraiment, il se passe des heures, parfois des jours.

Enfin, je dirais qu’écrire vous force à être précis… je m’explique. Bien que manquer de motivation puisse sembler acceptable dans votre tête, sur le papier, ça sonne immédiatement creux. Vous dites tout et rien à la fois. Cela n’est pas forcément faux, mais ça ne vous avance à rien.

2. Vouloir anticiper tous les obstacles et multiplier les plans

L’envie de tout prévoir est compréhensible, surtout si vous êtes entrepreneur ou indépendant comme moi. Vous voulez être prêt à toutes les éventualités, anticiper chaque scénario possible. Donc vous listez cinq, six, parfois dix plans différents pour un seul objectif.

Le gros défaut de ce réflexe est qu’il dilue complètement l’efficacité de la méthode WOOP.

Votre cerveau ne peut pas créer dix automatismes « si… alors » simultanément pour un même objectif. Au moment où l’obstacle surgit réellement, vous vous retrouvez perdu à chercher systématiquement à quel plan correspond la situation et comment réagir en conséquence, au risque bien sûr de ne pas agir de la bonne manière.

Une fois votre objectif atteint ou votre obstacle dépassé, vous pourrez toujours créer un nouveau WOOP pour un autre défi. La méthode est faite pour être répétée, pas pour tout gérer d’un coup. Par conséquent, un objectif = un obstacle = un plan.

3. Choisir une action de substitution trop ambitieuse dans le plan

Votre plan doit être ridiculement simple, presque décevant de simplicité. Pourtant, l’erreur la plus fréquente consiste à créer un plan d’action qui demande presque autant d’effort que l’objectif initial lui-même.

Prenons le cas d’un freelance qui doit relancer ses prospects. Il a identifié qu’il évite les relances par peur du rejet. Il décide alors, dans son plan d’action, de contacter seulement 15 prospects dans l’après-midi dès qu’il sent cette résistance. En apparence, c’est cohérent et même louable, mais dans la pratique, c’est voué à l’échec.

Réfléchissez deux secondes. Si vous procrastinez déjà sur cette tâche, qu’est-ce qui vous fait croire que vous allez soudainement trouver l’énergie d’en faire une grosse session ? Pour la tâche initiale qui semblait trop lourde, la version à peine réduite le sera tout autant.

C’est comme dire à quelqu’un qui a peur de l’eau que s’il panique dans la piscine, il devra nager seulement 50 mètres. C’est absurde.

Le piège, c’est que cette ambition vient d’un bon sentiment. Je comprends que vous voulez vraiment avancer et y aller à fond, mais WOOP ne fonctionne pas comme ça. L’objectif du plan, c’est avant tout de vous faire démarrer malgré la résistance.

Ce qu’il faut retenir

WOOP ne crée pas la motivation, elle la structure. En réalité, cette méthode part du principe que la motivation existe déjà en vous, mais qu’elle reste coincée entre l’intention et l’action. WOOP ne fabrique pas d’énergie supplémentaire, elle canalise celle que vous avez déjà vers des comportements nécessaires à votre avancée.

La simplicité est sa vraie force, bien qu’elle soit pas mal critiquée pour ça. Quatre étapes, quelques minutes de réflexion, un carnet. Beaucoup trouvent ça trop basique pour être vraiment efficace, trop léger comparé aux autres systèmes de développement personnel. Pourtant, c’est une technique qui a fait ses preuves sur le long terme.

Voilà pour la théorie. Maintenant, la prochaine étape ne se passe plus ici, elle se passe de votre côté. Le reste suivra ou pas, mais au moins vous saurez si ça vaut le coup pour vous.

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